Travaux publics : les prises de commandes décrochent fortement en 2026

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Travaux publics

Depuis le début de l’année 2026, les marchés conclus dans les travaux publics reculent de 26,6 % en volume, tandis que l’activité baisse de 8 %. Le bulletin de conjoncture publié par la FNTP le 6 octobre montre également une dégradation des heures travaillées et de l’emploi ouvrier, dans un contexte de coûts toujours élevés.


Les prises de commandes décrochent

Le ralentissement des travaux publics se lit d’abord dans les carnets de commandes. Entre janvier et fin août 2026, le montant des marchés conclus diminue de 26,6 % en volume par rapport à la même période de 2025.

Sur les trois mois de l’été, la baisse atteint même 34,4 %, avec des niveaux que la Fédération nationale des travaux publics rapproche de ceux observés lors de la crise sanitaire.

Cette contraction s’accompagne d’un recul marqué de la commande publique. Selon les données Vecteur Plus reprises par la FNTP, le nombre d’appels d’offres de marchés publics lancés sur la période baisse de 26 %.

Pour la Fédération, le signal est suffisamment marqué pour limiter les perspectives de redémarrage du secteur. « La chute conjointe des prises de commandes et des appels d’offres ne laisse pas entrevoir de reprise à court et moyen terme. » 

La faiblesse des nouveaux marchés pèse ainsi sur la visibilité des entreprises pour les prochains mois, alors même que le niveau d’activité est déjà en retrait.

Une activité qui reste durablement à bas niveau

En août 2026, l’activité des travaux publics recule de 9,5 % en volume sur un an.

Sur les trois derniers mois, la production diminue de 9,3 % en volume, tandis que la baisse apparaît plus limitée en valeur, à -2,8 %. Depuis janvier, les facturations corrigées de l’évolution des prix affichent un recul cumulé de 8 %.

Cet écart entre valeur et volume s’inscrit dans un contexte de hausse des coûts de production. L’index général TP01 progresse de 6,9 % sur un an en juillet 2026 et de 4,6 % en cumul depuis le début de l’année.

La FNTP évoque ainsi une activité qui « plafonne à bas niveau depuis le début de l’été », alors que la hausse des coûts continue de peser sur les conditions de production.

Les heures travaillées et l’emploi commencent à suivre

La contraction ne concerne plus seulement les volumes de travaux ou les marchés signés. Elle se répercute également sur les heures travaillées.

Depuis janvier, le volume total d’heures travaillées diminue de 7,4 %. Les heures réalisées par les ouvriers permanents reculent de 4,5 %, tandis que l’intérim est beaucoup plus fortement touché, avec une baisse de 21,2 %.

Sur les seuls mois de juin à août, les heures intérimaires chutent de 26,4 % par rapport à la même période de 2025.

Les effectifs ouvriers commencent également à se contracter : ils diminuent de 2,7 % depuis janvier et de 3,2 % sur les trois derniers mois.

Pour l’ensemble de 2026, la FNTP table désormais sur un recul d’environ 8 % de l’activité en volume.

Elle anticipe également un second semestre très dégradé et estime que la baisse pourrait se poursuivre en 2027, dans un contexte marqué par la faiblesse des commandes et de nouvelles contraintes budgétaires.


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Consulter ici le bulletin mensuel de conjoncture – Août 2026 publié par la FNTP