Logement Outre-mer : Naïma Moutchou défend le maintien de la LBU à 234 millions d’euros

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    Interpellée le 13 octobre à l’Assemblée nationale par le député guyanais Jean-Victor Castor, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a assuré que les crédits de la ligne budgétaire unique (LBU) consacrée au logement seraient maintenus à 234 millions d’euros. Elle a également apporté des précisions sur le financement de Mayotte et les dispositifs fiscaux reconduits.


    Une LBU annoncée stable à 234 millions d’euros

    Face aux interrogations sur les moyens consacrés au logement ultramarin dans le budget 2027, Naïma Moutchou a tenu à écarter l’hypothèse d’une réduction de la ligne budgétaire unique (LBU). Dans sa réponse au député Jean-Victor Castor, la ministre a déclaré : « Il n’y aura pas de diminution de la LBU. »

    Selon elle, les crédits sont maintenus à 234 millions d’euros, au même niveau qu’en 2026. Le gouvernement justifie ce choix par les difficultés persistantes d’accès au logement dans les territoires ultramarins.

    Cette déclaration intervient alors que les financements du logement social font l’objet d’inquiétudes, notamment parmi les bailleurs et les acteurs de la construction. Le maintien affiché de l’enveloppe constitue ainsi la réponse du gouvernement aux interrogations sur les moyens prévus pour 2027.

    La comparaison budgétaire doit toutefois tenir compte des changements de périmètre, en particulier concernant Mayotte.

    Mayotte : des crédits désormais inscrits dans un programme distinct

    La ministre a précisé que les financements auparavant intégrés à la LBU pour Mayotte étaient désormais inscrits dans un programme budgétaire propre au territoire.

    « Donc on les retire de la LBU, mais ils existent toujours, ils sont consacrés dans un programme propre à Mayotte », a-t-elle expliqué devant les députés.

    Cette nouvelle répartition constitue l’un des principaux arguments avancés par le gouvernement pour justifier le maintien des moyens consacrés au logement ultramarin malgré le changement de périmètre.

    Elle implique néanmoins de distinguer les crédits inscrits dans la LBU de ceux affectés spécifiquement à Mayotte pour apprécier l’évolution globale des financements. Dans son intervention, Naïma Moutchou n’a pas détaillé le montant transféré vers ce programme distinct.

    Les dispositifs fiscaux maintenus à hauteur de 350 millions d’euros

    Au-delà des crédits budgétaires, la ministre a confirmé le maintien des dispositifs de défiscalisation et de crédits d’impôt destinés au logement dans les Outre-mer.

    Selon les chiffres qu’elle a présentés, ces mécanismes représentent 350 millions d’euros.

    Ces instruments constituent un volet distinct du financement budgétaire direct. Ils s’ajoutent aux dispositifs publics mobilisés pour soutenir l’investissement, sans être assimilables aux crédits de la LBU.

    La déclaration ministérielle ne précise toutefois pas la répartition de ces 350 millions d’euros entre les différents dispositifs ni les montants susceptibles de bénéficier aux opérations de logement social.

    Des financements complémentaires envisagés pour la fin de gestion 2026

    Naïma Moutchou a également évoqué la possibilité de renforcer les financements avant la clôture de l’exercice budgétaire 2026.

    Elle a indiqué poursuivre ce travail avec Vincent Jeanbrun, dans l’objectif de mobiliser des moyens supplémentaires dans le cadre de la fin de gestion.

    Aucun montant complémentaire ni calendrier précis de mobilisation n’a cependant été annoncé lors de cette intervention.

    Pour les opérateurs du logement ultramarin, les prochains arbitrages budgétaires permettront de préciser la portée de ces engagements et les moyens effectivement mobilisables pour les opérations de construction et de réhabilitation.


    Retrouvez ci-dessous le texte de la réponse de Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, au député de Guyane Jean-Victor Castor, lors de la séance du 13 octobre 2026 à l’Assemblée nationale. (PDF, 2 pages)