Le Fonds vert est officiellement reconduit en 2026. En Martinique, ce dispositif de l’État dédié à la transition écologique disposera cette année d’une enveloppe de 6,6 millions d’euros pour accompagner les projets portés par les collectivités territoriales et leurs partenaires.
Cette nouvelle campagne intervient après une année 2025 marquée par le financement de 44 projets pour un montant total de 8,4 millions d’euros, avec une consommation intégrale des crédits disponibles.
Porté par le ministère chargé de la Transition écologique, le Fonds vert est devenu un levier majeur de soutien à l’investissement local depuis son lancement en 2023. Il cible désormais les projets les plus matures et les plus structurants pour accompagner la mise en œuvre des stratégies de planification écologique dans les territoires.
Trois grands axes d’intervention pour les territoires
Le Fonds vert 2026 s’articule autour de trois priorités majeures : l’amélioration de la performance environnementale, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration du cadre de vie.
1- Le premier axe concerne notamment la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux.
Les collectivités peuvent ainsi solliciter des aides pour améliorer les performances énergétiques de leurs écoles, mairies, équipements sportifs ou bâtiments administratifs. Le dispositif soutient également les projets favorisant l’électrification des usages et l’amélioration du confort thermique des bâtiments.
2 – Le deuxième axe porte sur l’adaptation des territoires aux conséquences du changement climatique.
Plusieurs mesures concernent directement les enjeux ultramarins, notamment le renforcement de la protection des bâtiments contre les vents cycloniques, la prévention des inondations, l’adaptation au recul du trait de côte, la renaturation des villes et villages ou encore la restauration de la biodiversité. Les collectivités peuvent également bénéficier d’un appui en ingénierie pour préparer et structurer leurs projets de transition écologique.
3 – Le troisième axe vise l’amélioration du cadre de vie.
Il comprend notamment le recyclage foncier des friches, le développement des mobilités durables dans les territoires peu denses, la transition écologique des espaces maritimes et littoraux ainsi que l’accompagnement des projets industriels liés à la transition écologique.
Une place renforcée pour l’adaptation climatique
Les orientations retenues pour 2026 traduisent une volonté de concentrer davantage les financements sur les projets répondant aux effets déjà visibles du changement climatique.
Les mesures consacrées aux risques cycloniques, aux inondations ou encore au recul du trait de côte occupent désormais une place importante dans le dispositif. Cette orientation répond à des enjeux particulièrement prégnants en Martinique, où les collectivités doivent adapter leurs infrastructures, leurs équipements publics et leurs stratégies d’aménagement à des aléas climatiques appelés à s’intensifier dans les prochaines décennies.
La renaturation des espaces urbains et les actions de restauration de la biodiversité figurent également parmi les priorités nationales mises en avant dans cette nouvelle édition du Fonds vert.
Un outil mobilisable par les collectivités et leurs partenaires
Le dispositif s’adresse principalement aux collectivités territoriales, aux établissements publics ainsi qu’à certains partenaires publics ou privés selon les mesures concernées.
Pour être retenus, les projets doivent présenter un fort impact environnemental, être suffisamment matures et s’inscrire dans les stratégies territoriales existantes telles que les PCAET, les CRTE ou les démarches de planification écologique. Le Fonds vert privilégie également les opérations prêtes à être engagées rapidement.
Pour les collectivités martiniquaises, le dispositif représente ainsi une opportunité de financer aussi bien des opérations de rénovation énergétique que des projets d’adaptation climatique, de requalification foncière ou d’aménagement durable.
Les demandes d’aide peuvent être déposées dès à présent sur la plateforme Aides-territoires. Comme les années précédentes, l’instruction des dossiers sera réalisée au fil de l’eau jusqu’à la fin du mois de novembre 2026.









