Biodiversité : 4 projets ultramarins illustrent la nouvelle stratégie d’Action Logement

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Action Logement renforce son engagement en faveur de la biodiversité. Le groupe paritaire a publié fin mai 2026 un nouveau plan d’action destiné à intégrer davantage les enjeux écologiques dans ses activités immobilières.

Cette feuille de route, construite avec plusieurs filiales du groupe, fixe des objectifs à l’horizon 2030 et 2034 pour la conception, la construction et la gestion du parc de logements. À cette occasion, Action Logement a également mis en avant plusieurs réalisations développées dans les territoires ultramarins, illustrant la diversité des solutions déployées sur le terrain.

Une feuille de route biodiversité pour le logement social

Le document s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le groupe en 2024 dans le cadre de sa stratégie RSE. Il repose sur 10 actions principales couvrant l’ensemble du cycle de vie des opérations immobilières :

  • intégration de la biodiversité dans les décisions stratégiques,
  • évolution des pratiques d’achats,
  • limitation de l’artificialisation des sols,
  • gestion écologique des espaces verts
  • ou encore amélioration de la gestion de l’eau.

Parmi les objectifs annoncés figurent notamment la généralisation progressive des diagnostics biodiversité avant chantier, le développement de démarches de renaturation, l’intégration de critères écologiques dans les opérations de construction et de réhabilitation ainsi que la montée en compétence des équipes du groupe sur ces enjeux.


Si cette stratégie est nationale, les exemples retenus par Action Logement montrent que sa mise en œuvre prend des formes très différentes selon les territoires et les problématiques locales.

Les projets exemplaires à découvrir


En Guadeloupe, l’aquaponie comme outil de biodiversité urbaine

À Pointe-à-Pitre, dans le quartier Lauricisque, la résidence Pierre de Guilhermier gérée par Sikoa accueille un projet de jardins partagés en aquaponie développé avec l’Association Aquaponie Antilles.

Le dispositif associe production végétale et élevage de poissons dans un système circulaire permettant de valoriser l’eau et les nutriments. Les jardins accueillent des légumes, des plantes aromatiques ainsi que des plantes médicinales. Les habitants participent directement à l’entretien des installations, avec l’appui de l’association partenaire.

Au-delà de la dimension environnementale, le projet vise également à renforcer le lien social au sein de la résidence. Action Logement le présente comme une initiative contribuant à la sensibilisation des habitants à la biodiversité tout en améliorant leur cadre de vie.

En Guyane, intégrer la biodiversité dès la conception des opérations

En Guyane, la Société Immobilière de la Guyane (SIFAG) a choisi une approche plus globale en faisant de la biodiversité un élément structurant de ses futurs projets immobiliers.

L’organisme travaille notamment à intégrer ces enjeux dans ses cahiers des charges et dans les différentes étapes de conception de ses opérations. Cette démarche s’accompagne d’actions de sensibilisation auprès des locataires et d’un travail de mobilisation de l’écosystème local.

La SIFAG associe également cette réflexion à la valorisation du patrimoine culturel guyanais à travers sa démarche « 1 immeuble, 1 œuvre ». L’objectif est de créer des projets qui articulent habitat durable, biodiversité et identité territoriale.

À Mayotte, un écoquartier pensé pour la résilience climatique

À Chiconi, le projet Fulera Village porté par AL’MA Home illustre les liens étroits entre biodiversité, gestion de l’eau et adaptation au changement climatique.

L’opération prévoit la réalisation de 230 logements en locatif et en accession sociale. Une étude d’occupation des sols a été menée afin d’identifier les caractéristiques écologiques du site et de préserver au mieux les espaces naturels existants.

Le projet combine plusieurs dimensions : autonomie énergétique, maîtrise de la ressource en eau, renaturation et agriculture urbaine. Des jardins potagers partagés doivent notamment favoriser les échanges entre habitants tout en contribuant à l’intégration de la nature dans le quartier.

Dans un territoire confronté à de fortes contraintes hydriques et à une pression foncière importante, cette approche illustre la volonté d’intégrer les enjeux environnementaux dès la conception des nouveaux programmes de logements.

À La Réunion, protéger le pétrel de Barau grâce à l’éclairage

À La Réunion, la biodiversité est abordée sous un angle différent. La SHLMR a engagé plusieurs actions destinées à limiter l’impact des éclairages extérieurs sur le pétrel de Barau, une espèce d’oiseau endémique de l’île.

Particulièrement sensible à la pollution lumineuse, cet oiseau peut être désorienté par les éclairages urbains lorsqu’il rejoint son nid. Pour réduire ce phénomène, les opérations de réhabilitation et de résidentialisation menées par le bailleur intègrent désormais des dispositifs d’éclairage adaptés.

Les candélabres installés diffusent une lumière plus douce et dirigée vers le sol, limitant ainsi les perturbations pour la faune locale, notamment durant les périodes de nidification.


 

De la gestion de l’eau à la protection des espèces, les projets mis en avant en Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion illustrent la diversité des solutions développées par les bailleurs sociaux pour intégrer les enjeux de biodiversité dans le logement et l’aménagement des territoires ultramarins.