MARTINIQUE. L’indivision reste un obstacle majeur pour le logement

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Réunie le 16 septembre au Palais des congrès de Madiana, la quatrième Journée du Logement a mis en lumière les difficultés d’accès à la propriété en Martinique, notamment l’indivision et l’absence de titres de propriété.

Organisé par la DEAL Martinique, l’événement a réuni plus de 29 exposants : services de l’État, collectivités, opérateurs et bailleurs sociaux, organismes publics et notaires. Malgré une fréquentation réduite par la météo et une grève des transports, les conférences ont fait ressortir un constat central : les obstacles à l’accession restent importants sur le territoire.


L’indivision toujours au cœur des difficultés foncières

Deux séances ont été spécifiquement consacrées à l’indivision, un sujet que la DEAL juge toujours « fortement d’actualité ».

Les échanges ont réuni plusieurs organismes directement confrontés à ces situations :

  • le GIP Sortie de l’indivision et Titrement ;
  • l’ADIL ;
  • l’Ordre des avocats – Barreau de Martinique.

Au centre des discussions figurait notamment ce que la DEAL qualifie d’« absence massive de titre de propriétés ».

Une situation qui peut compliquer la sécurisation juridique des biens et, plus largement, les démarches permettant aux propriétaires ou ayants droit de disposer pleinement de leur patrimoine immobilier.

La question de l’indivision ne se limite ainsi pas au règlement de situations successorales. La DEAL souligne également son impact sur « le dynamisme du territoire », mettant en évidence le lien entre sécurisation foncière, propriété et capacité à faire évoluer le parc immobilier.

Un enjeu qui dépasse les situations individuelles

En Martinique, la question foncière constitue un élément important des politiques de l’habitat. Lorsqu’un bien demeure en indivision ou que son statut juridique n’est pas suffisamment établi, les possibilités d’intervention peuvent être limitées.

La Journée du Logement a ainsi permis de rapprocher les ménages des professionnels capables d’apporter une information juridique, administrative ou technique sur ces situations.

La présence conjointe de services publics, d’acteurs du logement et de professionnels du droit traduit la diversité des compétences nécessaires pour traiter ces problématiques.

Elle rappelle également que les difficultés d’accès à la propriété ne relèvent pas uniquement du financement d’une acquisition, mais peuvent intervenir bien en amont, au stade même de la clarification de la propriété foncière.

Le dispositif Acquisition/Amélioration mis en avant

La journée a également consacré une session au dispositif d’aide « Acquisition/Amélioration », présenté comme l’une des réponses mobilisées autour des problématiques d’accession et d’amélioration de l’habitat.

Organisée en fin de matinée, cette séquence a notamment été marquée par le témoignage de la première bénéficiaire de l’opération.

Si la publication de la DEAL ne détaille pas les conditions d’éligibilité ni les montants mobilisés, la présentation de ce dispositif montre la volonté de compléter l’accompagnement juridique et administratif par des outils permettant de concrétiser certains projets immobiliers.

Plus de 29 exposants mobilisés autour du logement

Au total, plus de 29 exposants ont participé à cette quatrième édition. Services de l’État, collectivités, bailleurs sociaux, opérateurs, organismes publics, notaires et structures d’accompagnement ont ainsi été réunis autour des principales problématiques rencontrées par les ménages martiniquais.

Au-delà du rendez-vous annuel, les échanges de cette édition 2026 auront surtout confirmé la place centrale des questions foncières dans l’accès au logement et à la propriété en Martinique.

L’indivision et la sécurisation des titres restent, à ce titre, des sujets structurants pour les politiques locales de l’habitat.


Source : DEAL Martinique