Malgré un premier complément de 16,4 millions d’euros, la Ligne budgétaire unique atteindrait seulement 43,5 millions d’euros à La Réunion en 2026, soit une baisse de 45 % par rapport à 2025. Réunis le 19 août à Saint-Denis, les acteurs du logement ont alerté sur les conséquences possibles de cette contraction budgétaire.
Organisée à l’invitation du préfet de La Réunion, la réunion a permis d’examiner les répercussions que cette diminution pourrait avoir sur les opérations programmées et sur l’activité économique. Dans un contexte de crise du logement, la Région demande à l’État de renforcer les moyens accordés au territoire.
La Ligne budgétaire unique (LBU) constitue l’un des principaux instruments de financement de la politique du logement dans les Outre-mer. Une réduction aussi importante de ses crédits pourrait fragiliser certains programmes et peser sur l’activité des entreprises du bâtiment et de l’ensemble de la filière.
Destinée à soutenir la politique du logement dans les territoires ultramarins, la LBU constitue un levier important pour financer les opérations portées localement. Une contraction aussi forte de ses crédits pourrait donc fragiliser certains programmes et ralentir l’activité dans un contexte où les besoins en logements demeurent importants.
La Région alerte notamment sur les effets que cette baisse pourrait produire sur les projets déjà programmés ainsi que sur l’activité économique.
En cas de crédits insuffisants, les acteurs du logement pourraient être contraints de revoir le calendrier ou les conditions de réalisation de certaines opérations, avec des répercussions possibles sur les entreprises du bâtiment et l’ensemble de la chaîne de production.
La collectivité était représentée lors de la réunion par la vice-présidente Karine Nabénésa et par Virginie Goablou Emambranpoulle, conseillère régionale déléguée au logement. Les deux élues ont réaffirmé la nécessité d’obtenir de l’État un renforcement de la LBU.
Cette intervention s’inscrit dans la continuité de la mobilisation menée au cours des derniers mois.
Pour la Région, le niveau des crédits accordés en 2026 devra être à la hauteur d’une crise du logement qui touche à la fois la cohésion sociale, le développement économique et l’équilibre territorial de l’île.
À ce stade, la source ne précise ni le nombre d’opérations susceptibles d’être affectées ni le montant supplémentaire demandé à l’État. La réunion du 19 août place néanmoins la question des moyens budgétaires au centre des échanges entre les pouvoirs publics et les acteurs réunionnais du logement.
Source : Région Réunion









