GUYANE. la demande de logement social progresse de 12 % en un an

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Fin 2025, 16 430 ménages sont en attente d’un logement social en Guyane, selon la nouvelle édition de l’étude de l’Union sociale pour l’habitat. La demande progresse de 12 % sur un an et reste très concentrée sur le Centre Littoral, tandis que le profil des ménages et les typologies recherchées mettent en évidence des besoins spécifiques.


La demande de logement social continue de monter en Guyane. Fin 2025, 16 430 ménages disposent d’une demande active, contre 14 652 un an auparavant. Depuis 2021, la progression atteint 44 %, confirmant une hausse installée dans la durée.

Cette pression se concentre toutefois largement sur une partie du territoire. Plus de 65 % des demandes sont enregistrées dans la Communauté d’agglomération du Centre Littoral (CACL). Celle-ci concentre également le plus grand nombre de logements sociaux parmi les quatre EPCI guyanais, avec 14 563 logements recensés.

Des ménages jeunes et beaucoup de familles monoparentales

Derrière la progression du nombre de dossiers, le profil des demandeurs reste fortement marqué par la jeunesse des ménages. L’âge moyen du titulaire de la demande s’établit à 38 ans et les 20-39 ans représentent 59 % des demandeurs.

La composition familiale distingue également la Guyane. La taille moyenne des ménages atteint 2,8 personnes et 56 % des demandes émanent de familles monoparentales avec enfants. Les personnes seules représentent, elles, près d’un tiers des dossiers.

Cette caractéristique était déjà très visible dans le précédent fascicule territorial de l’USH : en 2023, les familles monoparentales représentaient 55 % des demandes en Guyane, contre 42 % dans l’ensemble des DROM et 24 % à l’échelle nationale.

La situation résidentielle des demandeurs est elle aussi diverse : 21 % sont déjà locataires du parc social, 26 % vivent dans le parc privé et 23 % sont hébergés chez un tiers.

Un logement jugé trop petit dans plus d’un dossier sur deux

Le manque d’espace constitue le premier motif exprimé. Selon l’USH, 52 % des ménages demandeurs déclarent vivre dans un « logement trop petit ». Cette proportion atteint 54 % chez les primo-demandeurs et 43 % parmi ceux qui sollicitent une mutation.

Dans le même temps, 21 % des ménages indiquent ne pas avoir de logement ou vivre dans une situation précaire ou insalubre.

Ces motifs trouvent un prolongement direct dans les typologies recherchées.

T1 et T2 : un décalage persiste avec le parc

Au 1er janvier 2025, la Guyane compte 22 501 logements sociaux. L’USH considère que le parc est, dans l’ensemble, relativement bien équilibré par rapport à la demande : les T3 représentent par exemple 31 % des logements recherchés et 36 % du parc.

Le décalage est en revanche plus visible sur les petites typologies :

  • T1 : 10 % de la demande, contre 2 % du parc ;
  • T2 : 27 % de la demande, contre 19 % du parc.

Le précédent fascicule consacré à la Guyane concluait déjà à la nécessité « d’augmenter la production de logements T1 et T2 » pour mieux répondre aux besoins, tout en soulignant l’équilibre global du parc.

Une demande largement orientée vers le logement très social

La question ne porte pas seulement sur la taille des logements. Elle concerne aussi leur niveau de financement. En 2025, 83 % des ménages demandeurs se situent sous le plafond de ressources LLTS, tandis que leurs ressources mensuelles moyennes atteignent environ 1 227 euros par unité de consommation.

À cette forte demande sociale s’ajoute enfin la question des attributions. Le taux de succès s’établit à 14,5 % en Guyane. Les ménages déclarant moins de 500 euros de ressources mensuelles par unité de consommation affichent un taux de succès de 4 %, contre 19 % pour ceux situés entre 1 500 et 1 999 euros. L’USH précise toutefois que les revenus les plus faibles déclarés au dépôt peuvent être réévalués lors de l’instruction.

Entre croissance des demandes, poids des ménages modestes et déficit relatif de petites typologies, l’évolution de la demande guyanaise pose ainsi autant la question du volume de logements à produire que celle de leur adaptation aux besoins des ménages.


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Source : USH / La demande de logement social en Outre-mer – Edition 2026