La transition écologique des territoires passe aussi par l’adaptation des infrastructures aux risques climatiques. Reconduit en 2026 avec une enveloppe de 837 millions d’euros, le Fonds vert confirme son rôle central dans le financement des projets portés par les collectivités locales.
Parmi les priorités du dispositif figure l’adaptation des territoires au changement climatique, avec une attention particulière portée aux territoires d’Outre-mer exposés aux vents cycloniques.
Le programme prévoit ainsi des financements pour renforcer la résistance des bâtiments publics dans plusieurs collectivités d’outre-mer, confrontées à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.
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Le Fonds vert s’impose comme un levier majeur de la transition écologique des territoires
Créé en 2023, le Fonds vert vise à accompagner les collectivités territoriales et leurs partenaires dans la mise en œuvre de projets favorisant la transition écologique et l’adaptation au changement climatique.
Depuis son lancement, le dispositif a déjà soutenu plus de 25 000 projets portés par plus de 13 000 acteurs locaux, dont plus de 11 000 communes en France hexagonale et en outre-mer, pour un total de 4,5 milliards d’euros de subventions de l’État.
Le programme s’articule autour de 3 axes principaux :
- renforcer la performance environnementale des territoires, notamment à travers la rénovation énergétique des bâtiments publics ;
- adapter les territoires aux effets du changement climatique ;
- améliorer le cadre de vie des habitants grâce à des actions d’aménagement durable.
En 2026, l’adaptation climatique devient la priorité du dispositif, avec un effort particulier consacré à la prévention des risques naturels et à la résilience des infrastructures publiques.
Dans les outre-mer, la résistance des bâtiments face aux cyclones devient un enjeu central
Les territoires ultramarins figurent parmi les régions françaises les plus exposées aux aléas climatiques. Le guide du Fonds vert souligne que le changement climatique pourrait renforcer l’intensité des cyclones dans les Antilles et dans l’océan Indien, accentuant la vulnérabilité des bâtiments publics et des équipements collectifs.
Plusieurs événements récents illustrent cette exposition : le cyclone CHIDO à Mayotte en décembre 2024 ou encore le cyclone GARANCE à La Réunion en février 2025, qui ont rappelé l’importance de disposer d’infrastructures capables de résister à des vents extrêmes.
Dans ce contexte, le Fonds vert prévoit une mesure spécifique destinée à soutenir les collectivités ultramarines dans la réduction de la vulnérabilité de leurs bâtiments publics face aux vents cycloniques.
Les territoires concernés sont la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et La Réunion.
Les enjeux sont considérables : lors du passage de l’ouragan Irma en 2017, les dégâts causés à Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont été estimés à près de 2 milliards d’euros.
Des travaux de renforcement et de reconstruction des bâtiments publics
Les financements du Fonds vert permettent de soutenir plusieurs types d’opérations visant à améliorer la résistance des bâtiments face aux événements météorologiques extrêmes.
Les collectivités peuvent notamment mobiliser ces aides pour :
- réaliser des travaux de réhabilitation lourde sur des bâtiments existants afin d’en renforcer la structure ;
- engager la reconstruction complète d’équipements publics trop vulnérables ou fortement endommagés ;
- effectuer des interventions ciblées sur les éléments les plus exposés, en particulier les toitures et les ouvertures, souvent les premières parties touchées lors des tempêtes cycloniques.
Ces travaux visent à réduire les dommages potentiels liés aux vents extrêmes tout en améliorant la sécurité des occupants.
Des équipements publics essentiels pour la gestion des crises
Les projets financés concernent plusieurs types d’infrastructures publiques stratégiques. Le dispositif peut ainsi soutenir des opérations sur :
- les mairies,
- les écoles, collèges et lycées,
- les services départementaux d’incendie et de secours,
- ou encore certains logements du parc social, lorsqu’un projet est porté conjointement avec une collectivité.
Au-delà de leur fonction quotidienne, ces bâtiments jouent un rôle crucial lors des catastrophes naturelles. Ils peuvent servir de centres d’accueil pour les populations, de lieux de coordination des secours ou de bases logistiques pour les services d’urgence.
Leur résistance constitue donc un enjeu majeur pour assurer la continuité des services publics et la sécurité des habitants.
Premiers projets financés dans les territoires ultramarins
La mesure a déjà commencé à produire ses premiers effets. En 2025, le Fonds vert a permis de financer dix projets déposés par des collectivités ultramarines, pour un montant total de 4,5 millions d’euros de subventions.
Ces opérations portent principalement sur des travaux de renforcement ou de réhabilitation de bâtiments publics existants afin d’améliorer leur résistance face aux vents cycloniques.
Vers des infrastructures publiques plus résilientes dans les outre-mer
En soutenant ces projets, le Fonds vert contribue à renforcer la résilience des territoires ultramarins face aux effets du changement climatique. La sécurisation des bâtiments publics apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour limiter les dégâts matériels, protéger les populations et garantir la continuité des services en cas d’événements météorologiques extrêmes.
Pour les collectivités locales comme pour les acteurs du secteur de la construction, ces financements ouvrent également la voie à de nouvelles opérations de rénovation et d’adaptation des infrastructures.
Dans les territoires d’outre-mer, où les risques climatiques sont particulièrement marqués, la transformation des bâtiments publics en équipements plus robustes et mieux adaptés aux conditions climatiques constitue désormais un enjeu central de l’aménagement et du développement territorial.









