BTP en GUADELOUPE. les matériaux alimentent une nouvelle hausse des coûts

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BTP en Guadeloupe

L’index général du bâtiment et des travaux publics en Guadeloupe s’établit à 103,20 en juillet 2026, en base 100 en décembre 2024. Il progresse de 0,4 % sur un mois, de 1,3 % depuis décembre et de 2,4 % sur douze mois, selon la dernière publication de la CERC de Guadeloupe.

« En juillet 2026, l’index guadeloupéen général du bâtiment et des travaux publics (BTPGP00) continue sa croissance avec une augmentation de +0,4 % », indique l’organisme. Cette évolution générale masque cependant des mouvements contrastés entre les différents postes de charges et les principales branches du secteur.


Les matériaux portent la hausse mensuelle

Les matériaux de construction constituent le principal moteur de la progression observée en juillet. Leur contribution atteint +0,59 point dans l’évolution de l’index général. Elle s’élève même à +1 point pour le gros œuvre, à +0,61 point pour le génie civil et à +0,48 point pour les travaux spécialisés.

Cette pression est partiellement compensée par le recul du poste matériel, qui contribue à hauteur de −0,22 point à la variation de l’ensemble du BTP. Les transports apportent une contribution de −0,01 point, tandis que les frais divers ajoutent 0,05 point.

L’indice global des matériaux de construction atteint ainsi 103,40, en hausse de 1,3 % sur un mois et de 3,2 % sur douze mois. Les matériaux minéraux concentrent les progressions les plus importantes : leur indice augmente de 10,3 % en un an.

Dans le détail, les ouvrages en béton préfabriqué enregistrent une hausse de 46,2 % sur douze mois. Le sable progresse de 23,5 %, les roches de 20 % et le ciment de 12,7 %. Les bétons affichent pour leur part une augmentation de 4,8 %.

Toutes les familles ne suivent toutefois pas la même trajectoire : les enduits et poudres minérales reculent de 9,8 % sur un an.

Des travaux publics plus dynamiques que le bâtiment

L’évolution diffère également selon la nature des chantiers.

L’index général du bâtiment atteint 101,40, soit une hausse de 0,5 % en juillet, mais de seulement 0,8 % sur douze mois. Le second œuvre progresse de 1,8 % en un an, tandis que le gros œuvre reste en baisse de 0,7 %, malgré un rebond mensuel de 1,1 %.

Les travaux publics connaissent une progression plus soutenue. Leur index général s’établit à 105,40, en hausse de 4,3 % sur un an. Le génie civil augmente de 3,5 %, tandis que les travaux spécialisés atteignent +5,4 %.

Certaines activités sont particulièrement concernées. Les coûts associés aux travaux de terrassement progressent de 10 % sur douze mois et ceux des travaux d’enrochement de 8,9 %.

Les réseaux de communication en fibre optique affichent une hausse de 7,2 %, devant les travaux d’enrobés avec fourniture de bitume et de granulats, à +5,5 %. À l’inverse, l’indice des stations de pompage et de traitement recule de 2,9 %.

Ces résultats constituent des repères pour suivre les charges auxquelles les entreprises de construction sont confrontées.

La CERC rappelle néanmoins que « les index généraux sont indicatifs et ne sont pas utilisables pour l’indexation des marchés ». Pour l’actualisation ou la révision d’un contrat, l’index retenu doit donc correspondre précisément à l’activité et à la nature des travaux concernés.

Les indices locaux reposent sur environ 600 relevés de prix réalisés dans une soixantaine de points de vente en Guadeloupe. Ils couvrent six grands ensembles de charges : salaires et charges, énergie, transports, matériel, matériaux de construction et frais divers.


BTP Guadeloupe

Consulter ici l’index locaux du Bâtiment et des Travaux Publics de la Guadeloupe – Juillet 2026