GUADELOUPE. L’écoquartier de Lauricisque mise sur la résilience climatique

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Écoquartier de Lauricisque

Présenté par le bailleur social SIKOA lors du Congrès HLM 2026, le projet d’écoquartier de Lauricisque, à Pointe-à-Pitre, place l’adaptation climatique au cœur de ses ambitions. Accompagnée par Ethikurbaine, la démarche entend faire du quartier un exemple de résilience face aux inondations, aux tempêtes et aux fortes chaleurs.


Lauricisque, un futur démonstrateur de résilience

À l’occasion du Congrès HLM 2026, SIKOA a présenté son projet d’écoquartier tropical de Lauricisque, en Guadeloupe. Une initiative qui illustre les réflexions engagées dans le logement social pour mieux intégrer les risques naturels à la transformation des quartiers.

Ethikurbaine, qui accompagne le projet, évoque « un véritable démonstrateur d’un territoire résilient qui vit et s’adapte face aux risques naturels ». L’ambition est de penser l’évolution du quartier en tenant compte de son exposition aux inondations, aux tempêtes et aux épisodes de fortes chaleurs.

Cette présentation a également été l’occasion de mettre en avant l’expérience des territoires ultramarins.

Pour Ethikurbaine, leurs démarches d’adaptation et de gestion des risques climatiques peuvent nourrir les réflexions menées à l’échelle nationale sur l’avenir du logement social.

Le confort d’été au-delà de la performance énergétique

L’adaptation aux fortes chaleurs figurait également parmi les préoccupations abordées au Congrès HLM.

Comme le souligne Ethikurbaine, « améliorer la performance énergétique ne suffit plus ». Le confort thermique dépend aussi de l’environnement du logement et de la manière dont il est occupé.

Dans une démarche développée avec Influence for Good et Impulse Partners, Ethikurbaine propose ainsi de croiser quatre dimensions :

  • les caractéristiques du bâti;
  • l’environnement urbain;
  • les usages;
  • le ressenti des habitants.

Un logement traversant peut, par exemple, perdre une partie des bénéfices de la ventilation naturelle lorsque les portes intérieures restent fermées la nuit.

De même, le bruit, les moustiques ou un sentiment d’insécurité peuvent limiter l’ouverture des fenêtres. À l’échelle du quartier, la végétalisation, l’ombrage et le traitement des espaces extérieurs influencent également l’exposition à la chaleur.

Cette approche vise à confronter les performances attendues, constatées et perçues des logements pour mieux identifier leurs vulnérabilités et prioriser les interventions sur le parc social.

Si ces travaux méthodologiques ne préjugent pas des solutions qui seront retenues à Lauricisque, ils éclairent les enjeux soulevés par sa présentation : adapter le logement social aux risques climatiques tout en tenant compte des conditions réelles de vie des habitants.


Source : SIKOA SA HLM DE LA GUADELOUPE