Saison cyclonique : un GUIDE SEMAAG pour préparer les logements et les locataires

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    Couverture

    Alors que la saison cyclonique 2026 se poursuit aux Antilles, la SEMAAG diffuse un guide destiné à ses locataires pour renforcer la préparation des logements et des résidences. Sécurisation du foyer, connaissance des équipements, assurance ou démarches après sinistre : le bailleur rappelle que la prévention doit commencer bien avant le déclenchement d’une alerte.


    Anticiper avant le déclenchement de l’alerte

    La préparation au risque cyclonique ne se limite pas aux heures précédant l’arrivée d’un phénomène. C’est le message porté par la SEMAAG dans son Guide des bons réflexes – Saison cyclonique 2026, conçu pour accompagner ses locataires avant, pendant et après un cyclone.

    Le document rappelle que la saison cyclonique aux Antilles s’étend généralement de juin à novembre, avec une activité souvent plus importante entre août et octobre. Les phénomènes peuvent entraîner vents violents, fortes pluies, houle, submersion marine, mais aussi inondations, coupures de réseaux et dommages aux bâtiments et infrastructures.

    Pour le bailleur, l’enjeu est donc d’anticiper à la fois la protection du patrimoine et l’information des occupants. La SEMAAG indique que ses équipes se mobilisent pour préparer les résidences, veiller sur le patrimoine et organiser les conditions d’intervention en cas de phénomène.

    « Face au risque cyclonique, la prévention reste notre première protection », souligne Betty Armougon, présidente de la SEMAAG.

    Préparer le logement et connaître ses équipements

    Cette anticipation passe aussi par une meilleure connaissance du logement par ses occupants.

    Avant l’arrivée d’un cyclone, le guide recommande notamment de repérer la pièce la plus sûre, idéalement celle comportant le moins d’ouvertures, mais aussi d’identifier les arrivées d’eau et de gaz ainsi que le disjoncteur électrique.

    Les accès et sorties doivent rester dégagés, tandis que les documents importants doivent être protégés de l’eau. La vérification de l’assurance habitation et la conservation des coordonnées utiles font également partie des gestes à effectuer en amont.

    La SEMAAG invite parallèlement les foyers à préparer un kit permettant de tenir plusieurs jours en cas de coupure d’eau, d’électricité ou de difficultés de déplacement. Pour l’eau potable, le document préconise notamment une réserve de 3 litres par jour et par personne. Radio à piles, lampe, batterie externe, médicaments, aliments non périssables et produits d’hygiène figurent également parmi les équipements recommandés.

    Après le cyclone, le bâti peut rester dangereux

    Le retour à la normale ne signifie pas la disparition immédiate des risques.

    Après le passage du phénomène, les habitants sont invités à rester attentifs aux fils électriques, débris, branches, eaux stagnantes et structures fragilisées. Le guide recommande en particulier de ne pas réintégrer un logement fortement endommagé sans consigne de sécurité.

    Lorsque les conditions le permettent, photographier ou filmer les dommages avant de nettoyer ou de déplacer les biens peut également faciliter les démarches auprès des assurances. La SEMAAG conseille de conserver les justificatifs des dépenses engagées et de signaler rapidement les dommages.

    Bailleur ou assurance : à qui signaler les dégâts ?

    Le guide précise enfin la répartition des démarches après un sinistre.

    « La SEMAAG agit sur les résidences et les équipements qui relèvent de sa responsabilité », rappelle Fabienne Tintin, directrice de la Gestion locative et du Patrimoine. Les locataires doivent, de leur côté, contribuer à la réduction des risques en préparant leur logement et en respectant les consignes des autorités.

    Les dommages concernant la toiture, la structure du bâtiment, les fissures présentant un risque, les halls, escaliers, équipements collectifs ou espaces communs doivent notamment être signalés au bailleur.

    Les biens personnels et certains dommages à l’intérieur du logement — mobilier, électroménager, infiltrations, sols, équipements sanitaires ou vitrages — relèvent en revanche de l’assurance du locataire, selon les garanties prévues par son contrat.

    À travers ce guide, la SEMAAG cherche ainsi à faire de la prévention cyclonique un réflexe partagé entre gestionnaire et occupants. Une préparation qui commence bien avant l’alerte et se prolonge après le passage du phénomène, lorsque l’état du bâti et des réseaux peut encore présenter des risques.