La transition énergétique commence aussi à transformer les formations du BTP. Dans une étude publiée le 21 avril 2026, l’Observatoire des métiers du BTP met en évidence une évolution progressive des spécialités de l’enseignement supérieur, avec une montée des filières liées à l’efficacité énergétique, aux systèmes techniques et au bâtiment durable.
Les effectifs restent globalement stables, mais certains mouvements deviennent particulièrement visibles.
Dans les BUT, la spécialité « Métiers de la transition et de l’efficacité énergétiques » enregistre ainsi la progression la plus marquée entre 2023 et 2024, avec une hausse de 5 % des étudiants inscrits. Les formations en génie électrique et informatique industrielle poursuivent également leur croissance et dépassent désormais les 9 000 étudiants.
Pour l’Observatoire, ces évolutions traduisent l’adaptation progressive des formations aux nouveaux besoins du secteur. Performance énergétique des bâtiments, pilotage technique des équipements, réseaux, électrification ou encore génie climatique prennent une place de plus en plus importante dans les compétences recherchées.
Des spécialisations qui évoluent rapidement
Le BTS reste aujourd’hui le principal pilier des formations techniques du BTP. Entre 2020 et 2024, le nombre de diplômés progresse de 7 %, passant de 6 176 à 6 624 diplômés. Mais derrière cette stabilité globale, les spécialisations évoluent rapidement.
Certaines filières affichent ainsi de fortes progressions, comme le « bâtiment : construction et couverture », dont les effectifs augmentent de 45 % entre 2024 et 2025. À l’inverse, d’autres spécialités plus historiques reculent nettement, notamment dans les domaines liés aux mines, carrières, génie civil et topographie.
L’étude souligne également que les filières universitaires longues liées au génie civil montrent des signes de ralentissement. Entre 2023 et 2025, les licences professionnelles diminuent de 19 %, tandis que les masters et doctorats poursuivent aussi leur repli.
À travers ces évolutions, l’étude montre surtout que les besoins du bâtiment deviennent de plus en plus techniques et orientés vers la performance énergétique. Les prochaines années devraient confirmer cette montée en puissance des compétences liées aux systèmes énergétiques et à la construction durable.









