Le ministère de la Ville et du Logement vient de publier l’édition 2026 de sa plaquette « Les aides financières au logement », un document de référence qui rassemble les principaux dispositifs mobilisables dans le secteur résidentiel. Logement social, accession à la propriété, rénovation énergétique, investissement locatif ou encore logement intermédiaire : la publication met à jour les paramètres applicables cette année pour les opérateurs du logement, les bailleurs, les collectivités, les professionnels du bâtiment et les particuliers.
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Logement social : des plafonds et financements mis à jour pour les opérations PLAI, PLUS et PLS
La plaquette actualise les principaux paramètres du financement du logement locatif social. Elle rappelle le rôle des trois prêts réglementés :
- le PLAI pour les ménages en grande précarité ;
- le PLUS pour le logement social classique ;
- le PLS pour les ménages aux revenus intermédiaires exclus du parc privé.
Les conditions financières restent indexées sur le Livret A, fixé à 1,5 % au 1er février 2026. Les prêts PLAI et PLUS conservent des durées d’amortissement pouvant atteindre 40 ans, avec des extensions possibles jusqu’à 50 ans pour la charge foncière, voire 80 ans dans certains cas.
Parmi les principaux paramètres actualisés :
- jusqu’à 20 000 € de subvention par logement en PLUS ;
- jusqu’à 60 000 € par logement en PLAI ;
- des majorations possibles de 5 000 € et 20 000 € en cas de surcoûts exceptionnels ;
- des plafonds de loyers atteignant 15,32 €/m² en PLS zone A bis ;
- un plafond de ressources fixé à 23 403 € pour une personne seule en logement PLUS hors Île-de-France, contre 30 424 € en PLS.
Les plafonds de loyers sont également réactualisés selon les zones géographiques. En PLAI, ils atteignent par exemple 7 €/m² en zone I bis contre 5,33 €/m² en zone III. En PLUS, ils varient entre 7,85 €/m² et 6,01 €/m².
La rénovation énergétique reste au cœur des dispositifs 2026
L’édition 2026 confirme la poursuite des trois parcours MaPrimeRénov’, désormais structurants dans les politiques de rénovation énergétique du parc résidentiel :
- MaPrimeRénov’ “par geste” finance des travaux ciblés comme l’isolation thermique ou l’installation d’équipements de chauffage décarbonés ;
- MaPrimeRénov’ Parcours accompagné cible les rénovations d’ampleur avec un gain minimal de deux classes énergétiques et un accompagnement obligatoire par un opérateur agréé MonAccompagnateurRénov’ ;
- MaPrimeRénov’ Copropriété soutient les travaux réalisés dans les copropriétés avec un objectif minimal de 35 % de gain énergétique.
La plaquette rappelle également que l’éco-prêt à taux zéro peut financer jusqu’à 50 000 € de travaux sans condition de ressources, tandis que le prêt avance rénovation continue de se déployer avec un remboursement différé au moment de la vente du logement ou de la succession.
Dans le parc social, l’éco-PLS reste l’un des outils majeurs pour financer la rénovation énergétique des logements les plus énergivores. Le document met notamment en avant les opérations visant les logements classés D, E, F ou G au diagnostic de performance énergétique.
Des outils maintenus pour l’accession et l’investissement locatif
L’édition 2026 confirme également le maintien des principaux dispositifs d’accession à la propriété.
Le prêt à taux zéro continue de financer les projets de première accession dans le neuf sur l’ensemble du territoire, mais aussi certains logements anciens sous condition de travaux et de performance énergétique.
Le prêt social de location-accession (PSLA) et le Bail Réel Solidaire (BRS) figurent également parmi les outils mobilisables cette année.
La plaquette rappelle aussi les dispositifs fiscaux applicables à l’investissement locatif. Le mécanisme « Denormandie » reste mobilisable dans les villes engagées dans une opération Action Cœur de Ville ou une opération de revitalisation du territoire.
Le dispositif « Loc’Avantages » demeure accessible pour les propriétaires qui acceptent des plafonds de loyers et de ressources dans le cadre d’une convention avec l’Anah.
Le document présente également le dispositif « Relance Logement », qui repose sur un mécanisme de déduction fiscale lié à l’amortissement du logement en contrepartie d’un engagement de location.
Le logement intermédiaire continue de monter en puissance
La publication 2026 accorde aussi une place importante au logement locatif intermédiaire, devenu un levier de production de logements dans les zones tendues.
Le prêt locatif intermédiaire (PLI) peut financer des opérations sans plafond de prix de revient, principalement dans les zones A et B. L’enveloppe de prêts mobilisable sur 2025-2026 atteint 10 milliards d’euros, dont 8 milliards via la Caisse des Dépôts.
La plaquette détaille également le régime fiscal applicable au logement locatif intermédiaire institutionnel. Les opérations concernées peuvent bénéficier d’un taux réduit de TVA à 10 % ainsi que d’un crédit d’impôt équivalent à la taxe foncière sur les propriétés bâties acquittée pendant une durée maximale de 20 ans.
Une publication nationale qui ne couvre pas les aides spécifiques aux Outre-mer
Le document ne couvre toutefois ni les aides spécifiques à l’outre-mer ni certains dispositifs propres à l’ANRU ou aux collectivités locales.
Il mentionne néanmoins plusieurs références ultramarines, notamment les taux réduits de TVA de 2,1 % pour les travaux de rénovation énergétique et de 8,5 % pour les autres travaux de rénovation en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion.
L’éco-PLS cite également les opérateurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte parmi les bénéficiaires potentiels du dispositif.
Avec cette édition 2026, le ministère actualise ainsi un outil de référence confirmant les grandes priorités du secteur : production de logements abordables, rénovation énergétique et transition écologique du parc résidentiel.









