Présente au Congrès HLM 2026 à Bordeaux, l’ARMOS-oi a porté les enjeux spécifiques du logement social réunionnais. Au cœur des échanges : la sécurisation des financements et la demande d’au moins 60 millions d’euros de crédits supplémentaires au titre de la Ligne budgétaire unique en 2026.
La question du financement du logement social ultramarin a occupé une place importante au Congrès HLM 2026. L’ARMOS-oi, qui fédère les sept bailleurs sociaux de La Réunion, a participé aux séquences consacrées aux Outre-mer et aux conditions nécessaires au maintien de la production de logements. Dès l’ouverture, la présidente de l’Union sociale pour l’habitat, Emmanuelle Cosse, a évoqué les besoins spécifiques des territoires ultramarins, confrontés à des enjeux démographiques, sociaux et économiques importants.
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La LBU, un levier jugé indispensable
Lors d’une séquence organisée par la FNAR, Valérie Lenormand, vice-présidente de l’ARMOS-oi et directrice générale de la SHLMR, est intervenue sur les conditions de financement du logement social dans les Outre-mer.
Elle a notamment rappelé le rôle de la Ligne budgétaire unique (LBU), utilisée pour soutenir les opérations de logement dans les territoires ultramarins. Pour les bailleurs, la question porte autant sur le niveau des crédits disponibles que sur leur pérennité.
L’objectif est de conserver des capacités suffisantes pour financer à la fois la construction de nouveaux logements et la réhabilitation du parc existant, tout en donnant davantage de visibilité aux organismes dans la programmation de leurs opérations.
À La Réunion, le logement lié aux enjeux d’aménagement
La situation réunionnaise a également été mise en avant lors de la séquence Outre-mer organisée par la Direction Outre-mer de l’USH.
Valérie Fumaz, présidente de l’ARMOS-oi et directrice générale de la SODEGIS, a insisté sur la croissance des besoins en logements et sur la nécessité de replacer la production de logements sociaux dans une réflexion plus large d’aménagement du territoire.
Pour les bailleurs, le logement ne peut être envisagé indépendamment des mobilités, de l’accès aux équipements, des services publics et de l’organisation générale des territoires.
La capacité à construire doit ainsi s’accompagner d’outils permettant aux collectivités et aux organismes de logement social de développer de véritables projets de territoire.
Dans ce contexte, le maintien d’un niveau de production correspondant aux besoins dépend également de financements jugés suffisamment sécurisés et adaptés aux contraintes ultramarines.
Au moins 60 M€ de crédits supplémentaires demandés
À l’issue de la séquence consacrée aux Outre-mer, les participants ont adopté à l’unanimité la résolution intitulée « Outre-mer : donner les moyens de loger ».
Le texte demande au Gouvernement :
- de débloquer immédiatement au moins 60 millions d’euros de crédits LBU complémentaires en 2026 ;
- de sécuriser durablement les financements du logement social ultramarin, notamment la LBU et le crédit d’impôt ;
- de garantir une visibilité pluriannuelle des financements afin de permettre aux bailleurs de programmer leurs opérations.
La demande des 60 millions d’euros porte sur le logement social ultramarin dans son ensemble et non sur La Réunion seule.
Pour les organismes réunionnais, l’enjeu dépasse donc la seule disponibilité immédiate des crédits.
Il s’agit aussi de disposer d’une visibilité suffisamment longue pour organiser les futures opérations de construction et de réhabilitation et maintenir une production de logements adaptée aux besoins du territoire.
Source : ARMOS-oi









