Après une baisse de 2,6 % au premier trimestre, l’activité d’entretien-rénovation du bâtiment s’est contractée de 3,3 % au deuxième trimestre 2026 en France métropolitaine.
La rénovation énergétique enregistre un recul encore plus prononcé, tandis que les professionnels restent prudents pour les prochains mois.
La dégradation du marché se poursuit. Au deuxième trimestre 2026, les montants facturés en entretien-rénovation ont diminué de 3,3 % en volume par rapport à la même période de 2025, selon l’enquête du Réseau des CERC menée auprès de près de 4 250 entreprises et établissements.
En euros courants, l’activité progresse néanmoins de 0,6 %. Cet écart s’explique par une hausse des prix évaluée à 3,9 % sur un an, à partir de l’index BT50. La légère augmentation de la facturation masque donc une diminution réelle du volume de travaux.
Le repli touche l’ensemble des segments, mais avec une intensité différente. L’entretien-rénovation des logements diminue de 3,1 %, contre 3,7 % pour les locaux non résidentiels. Sur ce dernier marché, la baisse s’est nettement accentuée par rapport au premier trimestre, où elle atteignait 1,8 %.
La situation est encore plus dégradée pour la rénovation énergétique. Son activité recule de 4,3 % en volume et de 0,5 % en valeur. Elle diminue ainsi d’un point de plus que l’ensemble du secteur. Le Réseau des CERC constate que « ce fort repli se révèle généralisé à l’ensemble des régions ».
Les contractions les plus importantes sont relevées en Île-de-France, avec -5,3 %, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec -5,2 %, et en Nouvelle-Aquitaine, où l’activité baisse de 4,6 %.
Les carnets de commandes offrent un signal légèrement plus favorable. Ils représentent en moyenne 13,9 semaines de travail garanties à la fin du deuxième trimestre. Ce niveau progresse de 0,6 semaine par rapport au trimestre précédent, mais reste inférieur de 0,7 semaine à celui observé un an plus tôt.
Cette amélioration ne suffit pas à restaurer la confiance. Seulement 67 % des professionnels jugent leur situation économique bonne ou très bonne. Cette proportion se situe 12 points sous la moyenne historique enregistrée à cette période de l’année.
Les prévisions pour le troisième trimestre demeurent également orientées à la baisse. Seules 14 % des entreprises anticipent une progression de leur facturation, tandis que 30 % prévoient un recul. Les 56 % restantes tablent sur une stabilité. Le solde d’opinion s’établit ainsi à -16.
Les résultats du troisième trimestre, attendus fin novembre 2026, permettront de déterminer si la remontée récente des carnets de commandes commence à se traduire dans l’activité facturée.
Source : Réseau des CERC – L’activité entretien-rénovation du Bâtiment en France – T2 2026









