Transition écologique : les collectivités d’Outre-mer appelées à partager leurs besoins

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    L’ACCD’OM et l’Agence France Locale lancent une consultation auprès des collectivités ultramarines sur leurs coopérations face aux enjeux climatiques. Ouverte jusqu’au 31 août 2026, elle doit notamment faire remonter les besoins en ingénierie et en financement des territoires.

    Face à l’accélération des impacts du changement climatique, les collectivités ultramarines sont invitées à partager leurs expériences. L’Association des Communes et Collectivités d’Outre-Mer (ACCD’OM) et l’Agence France Locale (AFL) préparent une déclinaison spécifique aux Outre-mer d’une étude nationale consacrée à la coopération interterritoriale.

    Eau, énergie, déchets et aménagement dans le périmètre

    L’objectif est d’établir un état des lieux des coopérations déjà engagées et des difficultés rencontrées sur le terrain. Plusieurs domaines sont concernés : gestion de l’eau, transition énergétique, agriculture et alimentation durable, gestion des déchets ou encore aménagement durable.

    Les collectivités sont également interrogées sur les conditions permettant à ces coopérations de fonctionner. Le questionnaire doit notamment permettre d’identifier les freins liés à l’interconnaissance des acteurs, à l’ingénierie technique, à la sécurisation juridique et aux besoins de financement. Les bonnes pratiques et retours d’expérience susceptibles d’être reproduits dans d’autres territoires doivent également être recensés.

    La démarche entend ainsi tenir compte de caractéristiques propres aux territoires ultramarins : vulnérabilités climatiques renforcées, configurations géographiques et institutionnelles particulières ou encore contraintes liées à l’insularité.

    Mutualiser l’ingénierie et les investissements

    Cette consultation prolonge une étude publiée en avril 2026 par l’AFL et l’Institut national des études territoriales (INET). Les travaux nationaux présentent la coopération entre collectivités comme un moyen de mutualiser l’ingénierie et l’expertise, partager certains risques financiers et rationaliser les investissements, mais aussi de changer d’échelle pour accéder à certains financements et porter des projets structurants.

    La question est particulièrement importante alors que les collectivités territoriales réalisent plus de 70 % de l’investissement public en France et doivent accroître leurs investissements d’adaptation tout en préservant leurs équilibres budgétaires.

    Dans le domaine de l’eau, par exemple, l’étude AFL-INET souligne l’intérêt d’une coopération à l’échelle des bassins versants pour mutualiser l’ingénierie, répartir les coûts et contribuer au financement d’infrastructures lourdes. Elle constate toutefois que les coopérations restent souvent dépendantes des dynamiques locales, de financements ponctuels et de capacités d’ingénierie limitées.

    La déclinaison ultramarine doit désormais préciser comment ces enjeux se traduisent dans les différents territoires et mettre en valeur les dispositifs qui fonctionnent déjà. Les contributions recueillies doivent également alimenter un plaidoyer en faveur des besoins spécifiques des Outre-mer.


    Les collectivités souhaitant participer peuvent répondre au questionnaire en ligne jusqu’au 31 août 2026, sur ce lien : https://tally.so/r/Pd4d9P