Guadeloupe : les coûts du BTP repartent à la hausse en juin 2026

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Les charges supportées par les entreprises du BTP guadeloupéen sont reparties à la hausse en juin 2026. L’index général publié par la CERC Guadeloupe progresse de 0,6 % sur un mois et de 2 % sur un an, sous l’effet principalement de l’énergie et des matériaux de construction.


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ÉVOLUTION DE L’INDEX GUADELOUPEEN GÉNÉRAL DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS / L’index général du bâtiment et des travaux publics atteint 102,80 en juin 2026, en hausse de 0,6 % sur un mois. Source : CERC Guadeloupe.

L’énergie et les matériaux relancent la hausse

Après le recul observé au début de l’année, l’index guadeloupéen général du bâtiment et des travaux publics atteint 102,80 en juin. Sa trajectoire reste globalement ascendante depuis la fin de 2024, malgré plusieurs fluctuations mensuelles.

La hausse de juin est d’abord alimentée par les matériaux de construction et l’énergie. Selon la décomposition proposée par la CERC Guadeloupe, ces deux postes contribuent respectivement à hauteur de 0,45 et 0,41 point à l’évolution de l’index général. À l’inverse, la diminution mensuelle des coûts de transport atténue partiellement cette progression.

L’énergie demeure l’un des principaux points de tension pour les entreprises. Son index augmente de 6,4 % en un mois et de 15,5 % sur un an. Cette évolution est essentiellement liée aux énergies fossiles et aux carburants, dont les charges progressent de 17,5 % sur douze mois. Pour les activités fortement dépendantes des engins de chantier et des déplacements, cette hausse peut peser directement sur les conditions d’exécution des travaux.

Les matériaux de construction affichent une progression globale plus modérée, de 1,8 % sur un an, mais cette moyenne masque des écarts importants. Les matériaux minéraux sont particulièrement concernés. Le sable et les roches figurent parmi les produits enregistrant les augmentations les plus marquées, tandis que le ciment demeure également orienté à la hausse.

Ces évolutions ne touchent toutefois pas tous les produits de la même manière. Certains matériaux métalliques ou équipements électriques restent stables ou reculent. Les panneaux photovoltaïques présentent notamment un niveau très inférieur à celui enregistré un an auparavant, malgré un rebond au cours du mois de juin. La publication met ainsi en évidence un marché des fournitures très contrasté, dans lequel la nature du chantier détermine largement l’exposition réelle des entreprises.

Les travaux publics davantage exposés que le bâtiment

Le principal écart apparaît entre le bâtiment et les travaux publics. Sur douze mois, l’index général du bâtiment ne progresse que de 0,4 %, contre 3,9 % pour les travaux publics. Ces derniers atteignent un index de 105 en juin, confirmant une pression plus soutenue sur leurs charges.

Dans le bâtiment, les tendances sont elles-mêmes partagées. Le gros œuvre rebondit de 1 % en juin, mais reste en recul de 1,7 % sur un an. Le second œuvre suit une évolution différente, avec une hausse annuelle de 1,7 %. Cette progression concerne notamment plusieurs activités de finition et d’équipement, tandis que certaines composantes du gros œuvre demeurent sous leur niveau de référence.

Les travaux spécialisés concentrent les hausses les plus importantes. Leur index progresse de 5,3 % sur un an et atteint 107,30. Le terrassement augmente de 10,1 % sur la même période, tandis que l’enrochement gagne 9 %. Ces métiers cumulent plusieurs facteurs de coûts : utilisation d’engins lourds, consommation de carburant, transport de matériaux et recours aux ressources minérales.

Le génie civil est également orienté à la hausse, avec une progression annuelle de 3 %. Les travaux d’enrobés, les réseaux de télécommunications et les opérations de voirie figurent parmi les activités dont les index évoluent le plus sensiblement.


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Cette évolution ne se répercute pas de manière uniforme sur tous les chantiers. Son impact varie selon la nature des travaux, les matériaux mobilisés et les conditions propres à chaque marché.