Conjoncture Bâtiment : les mises en chantier de logements progressent de 28,9 % en OUTRE-MER

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Les mises en chantier de logements ont fortement progressé au cours des cinq premiers mois de 2026, sans pour autant effacer la fragilité persistante du secteur.

Selon la dernière note de conjoncture de la Fédération Française du Bâtiment, elles affichent une hausse de 36,4 % sur un an, portée à la fois par l’individuel, en progression de 34,1 %, et le collectif, en hausse de 38,1 %.

Ce rebond doit toutefois être relativisé. En rythme annuel, la construction atteint environ 307 000 logements commencés, soit près de 50 000 de moins que la moyenne observée au cours des quarante dernières années. La FFB rappelle ainsi que « le logement neuf reste à bas niveau ».

Les permis de construire progressent également, mais plus modérément, de 10,5 %. La dynamique est plus nette dans l’habitat individuel, avec une hausse de 18,1 %, contre seulement 6 % dans le collectif.

Les indicateurs commerciaux restent, eux aussi, fragiles : les ventes de maisons individuelles en diffus n’augmentent que de 5,8 %, tandis que les commercialisations des promoteurs reculent de 1,8 % entre les premiers trimestres 2025 et 2026.

La situation demeure également préoccupante dans la rénovation. L’activité d’entretien-amélioration baisse de 2,6 % au premier trimestre 2026, pour le sixième trimestre consécutif. Le recul atteint 3,4 % pour la rénovation énergétique et 4,1 % dans le seul logement.

Selon la Fédération, l’« exceptionnelle instabilité » des aides depuis 2024 « semble avoir dissuadé nombre de ménages de s’engager dans de tels travaux ».

Dans les Outre-mer, les tendances apparaissent contrastées. Les mises en chantier de logements progressent de 28,9 %, tandis que les surfaces commencées dans le non-résidentiel chutent de 23,7 %. Ces données restent toutefois agrégées et ne permettent pas de distinguer la situation de chaque territoire.

L’emploi continue enfin de se contracter. En un an, le bâtiment a perdu 16 000 postes salariés et un peu plus de 5 000 emplois intérimaires, malgré la création d’environ 10 000 emplois non salariés. Depuis le premier trimestre 2023, près de 55 000 emplois ont disparu.

Dans le même temps, les coûts des entreprises ont augmenté de 2,4 %, alors que leurs prix sont restés stables, accentuant la pression sur leurs marges et leur trésorerie.


Source : Fédération Française du Bâtiment, « Conjoncture Bâtiment – Construction, rénovation, activité et emploi BTP », 10 juillet 2026.