Le Sénat accueillera le 1er juin 2026 les premières Assises de l’économie circulaire dans les Outre-mer, organisées par l’Institut national de l’économie circulaire. Pensé comme un rendez-vous structurant pour les territoires ultramarins, l’événement réunira élus, institutions, éco-organismes, industriels et acteurs territoriaux autour d’un objectif commun : faire de l’économie circulaire un outil de résilience, de souveraineté économique et de développement local.
Derrière le sujet environnemental, les Assises mettent surtout en lumière des problématiques très concrètes auxquelles les Outre-mer sont confrontés depuis plusieurs années : dépendance aux importations, coûts logistiques élevés, saturation des installations de traitement, vulnérabilité climatique ou encore difficulté à structurer certaines filières locales.
Dans ce contexte, l’économie circulaire est présentée comme une réponse capable de réduire la pression sur les ressources tout en renforçant l’activité économique locale.
L’événement, placé sous le patronage de Monique Barbut, sera co-présidé par Audrey Bélim, Marta de Cidrac et Jiovanny William.
Une économie circulaire pensée à l’échelle des réalités ultramarines
Le programme des Assises montre clairement une volonté de sortir d’une approche uniforme des politiques publiques. Plusieurs tables rondes porteront sur l’intégration des “singularités ultra-marines” dans les stratégies nationales liées à l’économie circulaire.
Les échanges doivent notamment aborder :
- l’organisation territoriale des filières ;
- la réduction de la dépendance aux importations ;
- la structuration des modèles économiques locaux ;
- l’adaptation des réglementations ;
- la gestion des déchets dans des territoires soumis à de fortes contraintes foncières et logistiques ;
- la résilience face aux effets du changement climatique.
La présence d’acteurs nationaux comme ADEME, Banque des Territoires, CEREMA, FNADE, FEDERREC ou encore Citeo illustre également la volonté d’inscrire ces sujets dans des stratégies économiques plus larges.
Construction, matériaux et ressources locales au cœur des discussions
Le secteur de la construction occupera une place importante dans les ateliers organisés l’après-midi. L’un des temps forts sera consacré à la manière de “réinventer la construction dans les Outre-mer”.
Le document met en avant plusieurs problématiques désormais centrales pour les professionnels :
- coût élevé des matériaux importés ;
- optimisation des flux ;
- réemploi ;
- valorisation de ressources locales ;
- adaptation des pratiques constructives aux contraintes climatiques ;
- évolution des normes ;
- mobilisation de la commande publique ;
- montée en compétence des filières locales.
Le sujet dépasse donc largement la seule gestion des déchets. Les Assises abordent aussi la question de la souveraineté productive et de la capacité des territoires ultramarins à développer des filières locales plus autonomes.
Déchets, saturation des installations et coûts d’export
Un autre atelier portera sur les difficultés de gestion et de valorisation des déchets dans des territoires marqués par le manque d’espace disponible et les coûts élevés d’exportation.
La source souligne que certaines initiatives locales cherchent déjà à améliorer :
- le tri ;
- la valorisation ;
- l’organisation des filières ;
- les mécanismes de financement ;
- l’articulation avec les dispositifs nationaux.
Ces problématiques sont particulièrement sensibles dans plusieurs territoires insulaires, où les capacités de stockage et de traitement restent limitées alors même que les volumes de déchets continuent d’augmenter.
Une réponse aux vulnérabilités climatiques des territoires insulaires
Le changement climatique constitue également un axe central du programme. Les Assises rappellent que les territoires ultramarins sont directement confrontés à l’érosion, aux cyclones et à une pression croissante sur les ressources.
Dans ce contexte, plusieurs initiatives liées à la valorisation des déchets, aux biomasses ou aux solutions fondées sur la nature seront présentées comme des outils de résilience territoriale.
Pour les organisateurs, l’économie circulaire n’est donc plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un sujet d’adaptation économique et territoriale.
Informations pratiques
- 1er juin 2026 – de 9h00 à 16h30 (HEURE DE PARIS)
- 15 Rue de Vaugirard, 75006 Paris / Sénat (métro Odéon / RER Luxembourg)
- Document d’identité obligatoire pour l’accès au Sénat
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