Le gouvernement a annoncé la suppression des aides MaPrimeRénov’ pour la plupart des travaux réalisés « par geste », notamment les derniers gestes d’isolation concernant les toitures et les combles. Une évolution vivement contestée par la Fédération Française du Bâtiment (FFB).
Dans un communiqué publié le 1er juillet 2026, l’organisation patronale juge cette décision « incompréhensible » et à contre-sens des ambitions environnementales affichées pour le secteur.
Elle intervient, souligne la Fédération, dans un contexte où la canicule remet au premier plan la question de la résilience des logements.
La décision concerne la plupart des aides accordées aux travaux menés séparément, plutôt que dans le cadre d’une rénovation globale. Pour la FFB, cette orientation risque d’écarter une partie des ménages modestes de la rénovation énergétique.
Le coût d’une rénovation globale peut en effet rester difficilement accessible. Les travaux réalisés progressivement constituent alors, selon la Fédération, le seul chemin possible vers un logement plus économe en énergie.
L’organisation professionnelle met également en garde contre les conséquences de cette nouvelle évolution pour les artisans et entrepreneurs du bâtiment. Selon elle, MaPrimeRénov’ connaît ainsi son vingtième changement de cap en trois ans, entre suspensions, modifications de barèmes et nouvelles règles de fonctionnement.
Cette instabilité fragilise la visibilité des entreprises engagées sur le marché de la rénovation énergétique, estime la FFB.
Son président, Frédéric Carré, dénonce les conséquences des changements successifs : « À force de changer les règles, les gouvernements successifs ont découragé les particuliers, désorganisé les entreprises et toute la filière. »
La Fédération accueille toutefois favorablement certaines évolutions concernant le dispositif RGE. Elle cite notamment la réduction du nombre d’audits pour les entreprises réalisant peu de chantiers ainsi que la valorisation des acquis de l’expérience.
Ces mesures pourraient permettre à des entreprises éloignées de la qualification de conserver une possibilité d’accès au marché de la rénovation énergétique.
La FFB appelle néanmoins à préserver la qualité des travaux et à éviter que ces nouvelles voies d’accès ne soient détournées par des « éco-délinquants ».
Plus largement, elle demande au gouvernement de revenir sur son choix concernant MaPrimeRénov’ et réclame davantage de visibilité et de stabilité pour la politique de rénovation des logements.
Source : Communiqué de presse de la FFB









