Pour répondre à ces besoins, le Cerema a accompagné la DTAM de septembre 2023 à septembre 2025. La mission a porté sur 24 ouvrages portuaires, évalués à l’aide de la méthode des Visites simplifiées comparées (VSC), dont l’établissement public est le référent.
Cette méthode permet d’observer plusieurs ouvrages selon une démarche homogène, de comparer leur état et de repérer les interventions à traiter en priorité. Des inspections détaillées ont également été réalisées afin d’approfondir l’évaluation de certaines infrastructures et d’actualiser les diagnostics techniques des ouvrages prioritaires.
L’accompagnement ne s’est pas limité à leur état physique. Le Cerema a aussi analysé les fonctions des infrastructures et la place des quais dans les différentes activités portuaires.
Cette lecture croisée doit aider la DTAM à mesurer l’importance de chaque ouvrage dans le fonctionnement général des ports et à mieux répartir les moyens disponibles.
Prioriser la maintenance et préparer les investissements
Les évaluations réalisées doivent permettre de fiabiliser la surveillance du patrimoine, de hiérarchiser les opérations de maintenance et de mieux cibler les investissements. L’objectif est notamment de distinguer les interventions prioritaires des actions pouvant être programmées à plus long terme.
Le Cerema a également apporté un appui à la DTAM pour affiner son plan pluriannuel d’investissement et optimiser l’organisation de la gestion patrimoniale. Au terme de la mission, un plan d’action structuré a été établi pour la surveillance et la maintenance des infrastructures, en tenant compte des enjeux techniques, économiques et climatiques du territoire.
Cette démarche constitue désormais une base d’aide à la décision. Elle ne correspond toutefois pas encore à l’annonce d’un programme de travaux : aucun montant d’investissement, calendrier d’intervention ou chantier précis n’a été communiqué.
Renforcer l’autonomie de la DTAM
La mission comportait enfin un volet consacré à la transmission des compétences. Les agents de la DTAM ont été formés à la méthode VSC afin de poursuivre la surveillance des ouvrages et d’inscrire la démarche dans la durée.
Cette montée en compétence doit renforcer l’autonomie des services dans le suivi du patrimoine portuaire. Elle leur permettra également de disposer d’informations actualisées pour ajuster les priorités de maintenance et préparer les futurs arbitrages budgétaires.
Après deux années d’accompagnement, l’enjeu sera désormais de traduire les résultats des évaluations en une programmation adaptée aux besoins des ports et aux moyens disponibles.
Source : Cerema









