Les autorisations de construire poursuivent leur redressement à La Réunion, sans encore entraîner de reprise des mises en chantier. Sur douze mois à fin juin 2026, près de 6 910 logements ont été autorisés, en hausse de 18 %, tandis que les ouvertures de chantier reculent de 19 %. Un écart particulièrement marqué dans le logement collectif.
La reprise se confirme du côté des permis de construire. Entre juillet 2025 et juin 2026, 6 910 logements ont été autorisés à La Réunion, soit une progression de 18 % par rapport aux douze mois précédents. Après plusieurs années de baisse, la tendance se redresse donc progressivement, portée notamment par les logements collectifs.
Le signal était déjà visible trois mois plus tôt. Sur la période allant d’avril 2025 à mars 2026, 6 580 logements avaient été autorisés, soit une hausse de 14 % sur un an.
Mais ce regain des autorisations ne se traduit pas, pour l’heure, par une reprise comparable de l’activité sur les chantiers.
Entre juillet 2025 et juin 2026, 5 020 logements ont été mis en chantier, un volume en baisse de 19 % sur un an. La contraction s’est ainsi accentuée par rapport à la photographie publiée au trimestre précédent : à fin mars, 5 580 logements avaient été commencés et le recul était encore limité à 9 %.
Le collectif concentre le décrochage
Le logement collectif cristallise cette divergence entre projets autorisés et démarrage effectif des opérations. À fin juin, les séries Sitadel recensent 3 880 logements collectifs autorisés, contre 2 410 logements collectifs mis en chantier.
La DEAL souligne d’ailleurs que la progression des autorisations est davantage portée par le collectif, tandis que le recul des mises en chantier concerne en particulier ce même segment.
L’individuel présente une trajectoire moins dégradée. À fin juin, 1 820 logements individuels purs et 1 200 logements individuels groupés avaient été autorisés. Du côté des mises en chantier, les volumes atteignaient respectivement 1 550 et 1 060 logements.
Le marché résidentiel réunionnais ne se résume donc pas à une baisse uniforme de la construction neuve. Le principal point de tension se situe aujourd’hui dans la transformation des projets collectifs autorisés en chantiers effectivement ouverts.
Une trajectoire différente du niveau national
La situation contraste également avec la tendance observée au niveau national. Si les permis de construire progressent aussi en France, les mises en chantier y augmentent, alors qu’elles continuent de reculer à La Réunion.
La hausse des autorisations constitue ainsi un signal avancé plus favorable pour les prochains mois, mais elle ne se traduit pas encore dans les volumes de production. L’évolution des mises en chantier, et en particulier celle du collectif, restera donc déterminante pour mesurer si le redressement des permis finit par gagner l’activité réelle du secteur.
Depuis mars 2026, les données sur la construction neuve sont produites à partir du dispositif Sitadel3. La DEAL précise que ce changement a entraîné une légère révision des données publiées et des secteurs d’activité des locaux non résidentiels.
Source : DEAL Réunion









