Logement social : les premiers effets du plan de relance se concrétisent pour le BTP martiniquais

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Martinique-OZANAM
(c) OZANAM - En Martinique, à Schoelcher, la résidence Kirigami

Près de 4 mois après la mobilisation réunissant l’ensemble de la chaîne de la construction autour de la relance du logement social en Martinique, les premiers résultats commencent à se matérialiser.

Selon un bilan arrêté à fin avril 2026, plusieurs opérations de construction et de réhabilitation ont effectivement franchi le cap du démarrage ou de la notification de leur ordre de service, illustrant les premiers effets de cette démarche collective portée par l’État, les bailleurs sociaux et les professionnels du secteur.

Organisée le 12 février 2026 à l’initiative de la DEAL Martinique, cette rencontre avait réuni près de 250 acteurs du logement, du BTP et du développement économique autour d’un objectif commun : accélérer le lancement de projets prêts à entrer en phase opérationnelle dans un contexte marqué par un recul significatif de l’activité du bâtiment et des travaux publics sur le territoire.


Des chantiers qui passent progressivement en phase opérationnelle

Le premier point d’étape dressé à fin avril met en évidence une progression concrète de plusieurs opérations identifiées lors de la rencontre de février.

Au total, 5 opérations de construction neuve représentant 201 logements ont vu leur chantier démarrer ou leur ordre de service être notifié. Ces opérations concernent les bailleurs SIMAR, OZANAM et SEMAG.

À cela s’ajoutent deux opérations de réhabilitation portées par la SIMAR, représentant 148 logements, également engagées ou en phase de lancement.

Au total, ce sont ainsi 349 logements qui sont concernés par des démarrages effectifs ou des notifications d’ordres de service dans le cadre du suivi du plan de relance.

Les niveaux d’avancement varient selon les opérateurs. Le taux d’atteinte des objectifs fixés à fin avril s’établit à 60 % pour la SIMAR, 43 % pour OZANAM et 100 % pour la SEMAG.

Plus de 300 millions d’euros de travaux potentiels pour la filière

Lors de la rencontre de février, les bailleurs sociaux avaient présenté aux entreprises du secteur les perspectives de production à court terme, représentant plus de 300 millions d’euros de travaux potentiels.

L’objectif était de donner davantage de visibilité aux entreprises sur les marchés à venir, tout en facilitant le lancement des consultations et l’attribution des marchés.

Le suivi mis en place porte notamment sur les appels d’offres publiés, les marchés attribués ainsi que l’état d’avancement des différentes opérations recensées.

Parmi les programmes ayant enregistré des avancées figurent notamment plusieurs opérations situées à Fort-de-France, au Marin, à Trinité, à Sainte-Luce ou encore à Rivière-Pilote, confirmant une dynamique répartie sur plusieurs secteurs du territoire.

Une mobilisation qui commence à produire des effets sur les appels d’offres

Au-delà des seuls démarrages de chantiers, le bilan met également en avant une amélioration du fonctionnement de certaines consultations.

Les acteurs mobilisés constatent en effet une hausse du nombre de réponses aux appels d’offres, y compris sur des lots historiquement considérés comme sensibles en raison d’un faible niveau de concurrence. Les lots de gros œuvre et de carrelage sont notamment cités parmi les secteurs ayant bénéficié de cette dynamique.

Selon les services de l’État, cette évolution témoigne d’un regain d’intérêt de nouvelles entreprises pour les opérations de logement social, un élément jugé essentiel pour soutenir durablement l’activité de la filière construction en Martinique.

Si plusieurs opérations connaissent encore des ajustements de calendrier ou des contraintes techniques et administratives, ce premier bilan permet néanmoins de constater que la mobilisation engagée en début d’année commence à produire des résultats tangibles.

Un nouveau point d’étape est attendu au début du mois de juillet, à partir des données recensées à fin juin 2026.


Source : DEAL de la Martinique