Un an après Chido et Dikélédi, MAYOTTE entre dans la phase de reconstruction

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Un an après le passage du cyclone CHIDO et de la tempête tropicale DIKELEDI, Mayotte dresse le bilan d’une crise d’ampleur inédite et de la réponse collective qui s’est organisée. Dans un dossier de presse publié mi-décembre, la préfecture de Mayotte fait le point sur la sortie de l’urgence et les premières étapes de la reconstruction du territoire.

Dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024, le cyclone CHIDO frappait l’île avec une intensité sans précédent. Quelques semaines plus tard, alors que les infrastructures restaient extrêmement fragilisées, la tempête Dikélédi venait aggraver une situation déjà critique. Écoles, bâtiments publics, réseaux, forêts, mangroves et lagon ont été touchés. Plus de 90 % du département a subi les effets de ces événements successifs.

Rétablir les fonctions vitales du territoire

Face à cette crise, la priorité a été de rétablir au plus vite les fonctions vitales du territoire. L’électricité a été progressivement rétablie pour l’ensemble des 54 000 clients avant la fin janvier 2025, tandis que des solutions de connectivité d’urgence ont été déployées pour maintenir les communications.

L’approvisionnement en eau et en vivres a nécessité une mobilisation logistique exceptionnelle, appuyée par des moyens militaires et la sécurité civile.

Sur le plan sanitaire, un hôpital de campagne a été installé dès la fin décembre, permettant la prise en charge de plusieurs milliers de patients, complétée par des actions de soins de proximité menées sur l’ensemble de l’île.

Dans le même temps, le renforcement des forces de sécurité a contribué à maintenir l’ordre public et à sécuriser les zones sinistrées.

De l’urgence à la reconstruction

Douze mois après, le territoire a basculé d’une gestion de l’urgence vers une phase de reconstruction structurée. Les réseaux essentiels sont de nouveau opérationnels, les établissements scolaires ont été majoritairement remis en état et les services publics ont retrouvé un fonctionnement stabilisé.

Cette transition s’appuie désormais sur un cadre législatif et financier renforcé, destiné à accélérer la reconstruction et à engager une refondation plus durable du territoire.

Si l’essentiel a été rétabli, les défis restent considérables. La reconstruction des infrastructures, l’amélioration de l’accès à l’eau, la résorption de l’habitat dégradé et la modernisation des équipements publics constituent les chantiers prioritaires des prochaines années.

Un an après CHIDO et DIKELEDI , Mayotte n’est plus dans l’urgence, mais dans une dynamique de reconstruction qui appelle une mobilisation durable de l’ensemble des acteurs.


Pour accéder à l’ensemble des données, chiffres et perspectives, consultez ici le dossier de presse complet publié par la préfecture de Mayotte.

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