La tension sur le logement social franchit un nouveau seuil à mi-2025. Avec près de 2,9 millions de ménages en attente, la demande continue de progresser à un rythme soutenu, confirmant l’installation durable de la crise du logement.
En toile de fond, un marché locatif privé de plus en plus inaccessible et une production de logements insuffisante, qui alimentent un report massif vers le parc social.
La hausse observée au premier semestre ne relève plus d’un simple effet conjoncturel. Elle s’inscrit dans une dynamique structurelle : davantage de ménages restent durablement en attente, et plus d’un demandeur sur deux patiente désormais depuis plus d’un an.
Ce phénomène traduit un ralentissement marqué des parcours résidentiels, notamment pour les locataires du parc social, qui peinent à en sortir faute d’alternatives abordables.
Face à cette pression croissante, les attributions progressent légèrement, mais restent à un niveau historiquement bas. La reprise constatée au premier semestre 2025 apparaît insuffisante pour compenser l’accumulation des demandes.
Elle reflète les difficultés persistantes du secteur : baisse des livraisons de logements neufs, raréfaction des sorties du parc social et déséquilibres territoriaux de plus en plus visibles.
Les écarts régionaux confirment cette lecture. Si la demande augmente partout, certaines régions – et plus encore les territoires ultramarins – cumulent une forte hausse des besoins et un recul des attributions, accentuant les tensions locales.
À ce stade, les projections pour la fin de l’année laissent entrevoir une poursuite de la hausse du nombre de ménages en attente, sans inflexion nette du côté des attributions.

Source : USH – La demande et les attributions : situation à mi -2025 et perspectives









