Logement social : coordination renforcée entre bailleurs Antilles-Guyane et Banque des Territoires

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    Résidence Mahé en Guyane - (c)Guyanaise d'HLM

    La Banque des Territoires a réuni, le 3 février 2026 à Jarry en Guadeloupe, les Associations Régionales des Organismes HLM (ARO HLM) des Antilles-Guyane et les principaux bailleurs sociaux du territoire. Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur la mise en œuvre des nouveaux enjeux du logement social dans un contexte marqué par des besoins structurellement élevés en Outre-mer.

    Autour de la table figuraient notamment 2TerHabitat, la Société Martiniquaise d’HLM, la Société Immobilière Foncière d’Aménagement de la Guyane, la Société Pointoise HLM de Guadeloupe, la Société Immobilière de la Martinique, la Société Immobilière de Guadeloupe, la SA HLM de la Guadeloupe (SIKOA), ainsi que les SEM de Saint-Martin et d’aménagement Antilles-Guyane.

    Les échanges se sont déroulés en présence de Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires, de Crystelle Dib-Pitrolle, présidente de l’ARMOS Guyane, et de Thierry Romanos, président de l’ARMOS Guadeloupe.

    (c)Malick HO-A-SIM, Secrétaire général chez ARMOS GUYANE sur Linkedin

    Construction, réhabilitation et adaptation aux réalités ultramarines

    Les discussions ont mis en avant deux priorités structurantes pour les territoires antillais et guyanais : accélérer la construction et la réhabilitation de logements sociaux familiaux, tout en intégrant les contraintes économiques et techniques propres aux territoires ultramarins. La question de l’adaptation de l’offre à des publics spécifiques s’impose également, qu’il s’agisse des personnes âgées, des étudiants, des jeunes actifs ou des apprentis.

    Dans des territoires davantage exposés aux aléas climatiques, la prise en compte des exigences thermiques et parasismiques constitue un enjeu central.

    « Plus encore qu’en métropole, les besoins sont vastes », a rappelé Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires, soulignant que « l’établissement adapte ses modalités d’intervention au contexte ultramarin afin d’accélérer la production tout en renforçant la résilience du parc social. »

    Trois opérations structurantes en Guyane, Guadeloupe et Martinique

    La rencontre a permis de mettre en lumière plusieurs opérations soutenues par la Banque des Territoires.

    En Guyane, la société 2TerHabitat porte l’opération « Alawata » à Saint-Laurent-du-Maroni, route de Saint-Jean. Le programme prévoit la réalisation de 156 logements répartis en 24 bâtiments de R+1 à R+2. La Banque des Territoires accompagne le projet via un prêt de 16 millions d’euros.

    En Guadeloupe, la SA HLM de la Guadeloupe (SIKOA) conduit la réhabilitation thermique et le confortement parasismique de 239 logements situés à la résidence Bergevin à Pointe-à-Pitre. L’intervention financière s’élève à 7,5 millions d’euros sous forme de prêt. Cette opération illustre la montée en puissance des programmes de réhabilitation lourde intégrant performance énergétique et renforcement structurel.

    En Martinique, un prêt de 1,4 million d’euros a été accordé à la Société Martiniquaise d’HLM pour financer la construction de 16 logements de type T3 à Fort-de-France, dans le secteur de Pont de Chaînes. Le projet repose sur la transformation d’une ancienne école en immeuble collectif, dans une logique de requalification du bâti existant et d’optimisation foncière.

    193 millions d’euros de prêts signés en 2025

    Au-delà de ces opérations ciblées, la Banque des Territoires dresse un bilan financier significatif pour l’année 2025 aux Antilles et en Guyane. Au total, 193 millions d’euros de prêts ont été signés au titre du logement et de la politique de la ville. Ces financements ont permis la construction de 1 803 logements et la réhabilitation de 299 logements supplémentaires sur les Antilles-Guyane.

    Ces chiffres traduisent un volume d’intervention soutenu dans un contexte où la pression sur le logement social demeure forte. La coordination entre bailleurs sociaux, ARMOS et Banque des Territoires apparaît ainsi comme un levier structurant pour sécuriser les montages financiers et accélérer les opérations.

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