À compter du 6 janvier 2026, la garantie Visale entre dans une nouvelle phase. Derrière l’annonce d’Action Logement, il ne s’agit pas seulement d’un ajustement technique, mais d’une réponse ciblée à un marché locatif de plus en plus contraint, marqué par la hausse des loyers, les tensions territoriales et les difficultés persistantes d’accès au logement pour les actifs.
Le premier changement, le plus structurant, concerne la revalorisation des plafonds de loyers. En distinguant désormais trois zones — Île-de-France, grandes agglomérations et territoires ultramarins, puis reste du territoire — Visale acte une lecture plus fine des réalités locales.
Cette évolution est loin d’être neutre : dans les zones où les loyers ont progressé plus vite que les revenus, l’ancien plafond constituait un frein silencieux à l’accès au logement, y compris pour des salariés pourtant solvables. En relevant ces seuils, le dispositif retrouve une efficacité opérationnelle, notamment dans les bassins d’emploi sous tension.
Autre inflexion majeure : l’élargissement maîtrisé de l’éligibilité. Le relèvement du plafond de ressources pour les salariés de plus de 30 ans permet d’intégrer une partie des travailleurs modestes jusqu’ici exclus du dispositif, sans pour autant en modifier la vocation sociale.
Ce recentrage confirme une orientation claire : Visale ne se positionne pas comme une aide universelle, mais comme un outil de sécurisation du parcours résidentiel pour les actifs exposés aux aléas du marché.
L’attention portée aux publics spécifiques mérite également d’être soulignée. Saisonniers, jeunes actifs, alternants ou bénéficiaires de dispositifs d’intermédiation locative voient leurs situations mieux prises en compte, avec des règles simplifiées et, pour certaines, expérimentales.
Derrière ces ajustements, un objectif assumé : fluidifier les mobilités professionnelles, là où l’accès au logement conditionne directement l’emploi.
Enfin, la clarification de la durée de cautionnement — alignée sur la durée du bail initial, dans la limite de trois ans — apporte une lisibilité nouvelle, tant pour les locataires que pour les bailleurs. Un signal de stabilité dans un contexte où la confiance reste un facteur clé du parc locatif privé.
Dix ans après son lancement, la garantie Visale confirme ainsi son évolution progressive : moins un simple filet de sécurité qu’un levier structurant de politique du logement, pensé pour accompagner les transformations du travail, des territoires et des parcours de vie.

Source : Action Logement – Communiqué de presse du 6 janvier 2026









