Aujourd’hui, les principaux acteurs publics et économiques du secteur construction se réunissent à l’aéroport Aimé Césaire au Lamentin pour une conférence stratégique consacrée au rôle du logement social dans la relance de l’activité du BTP en Martinique. Organisée sous l’égide du préfet et portée par la DEAL, cette rencontre intervient dans un contexte sectoriel particulièrement tendu.
Les indicateurs témoignent d’un ralentissement marqué de la filière : la consommation de ciment a chuté de 26 % depuis 2010, les emplois salariés ont reculé de 4,9 % et l’intérim a diminué de 22,5 %. Parallèlement, les mises en chantier et les permis de construire sont en baisse, signe d’un marché fragilisé.

Pourtant, le potentiel opérationnel existe déjà. 52 opérations de logements sociaux sont prêtes à démarrer, représentant 3 036 logements, 304 millions d’euros de travaux et 88,6 millions d’euros d’aides publiques déjà mobilisées. Les dossiers disposent du foncier, des autorisations et des financements nécessaires. Le principal enjeu réside désormais dans l’activation concrète des projets.
La matinée doit justement permettre d’aligner les acteurs autour de cet objectif. Les échanges porteront sur la situation économique du secteur, les perspectives financières 2026, les programmes de production des bailleurs, ainsi que les leviers d’accompagnement mobilisables par les organisations professionnelles, les institutions et les partenaires financiers.
Au-delà d’un simple rendez-vous institutionnel, cette conférence s’inscrit comme un test de coordination collective. L’équation est claire : une demande de logements forte, un volume important de logements vacants, un tissu d’entreprises en attente de chantiers.
Si les acteurs parviennent à synchroniser leurs décisions, l’année 2026 pourrait devenir un point d’inflexion pour l’activité du BTP martiniquais.









