Baisse du Livret A : un signal attendu pour la relance du logement social

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La baisse du taux du Livret A, qui passera de 1,7 % à 1,5 % au 1er février 2026, constitue un signal attendu pour le secteur du logement social. Alignée sur le reflux de l’inflation, cette évolution allège le coût du financement des organismes Hlm et redonne un peu d’oxygène à une équation économique longtemps sous tension.

Pour les bailleurs sociaux, l’enjeu est loin d’être théorique. Environ 70 % de leurs investissements reposent sur des prêts indexés sur le Livret A, principalement via la Caisse des Dépôts.

Chaque variation de taux se traduit donc directement par une capacité d’investissement plus ou moins contrainte. Le choix d’un taux à 1,5 %, alors qu’une application stricte de la formule aurait pu conduire à 1,4 %, est ainsi perçu comme un arbitrage favorable au secteur.

Cette baisse intervient à un moment clé. Après sept années de recul continu, la production de logements sociaux a amorcé une reprise en 2025. Une dynamique encore fragile, que les organismes Hlm cherchent désormais à consolider en 2026. La réduction du coût de la dette fait partie des leviers indispensables pour prolonger cette relance, dans un contexte où les marges financières restent limitées.

Mais le message porté par l’Union sociale pour l’habitat est clair : le Livret A ne suffira pas à lui seul. Sa présidente, Emmanuelle Cosse, salue la mesure tout en rappelant l’attente forte du secteur concernant la Réduction de Loyer de Solidarité.

L’annonce d’un plafonnement de la RLS à 900 millions d’euros, évoquée au Parlement, est présentée comme une condition essentielle pour sécuriser les effets positifs observés en 2025.

L’expérience récente a montré que des ajustements budgétaires ciblés pouvaient produire des résultats rapides sur la production de logements sociaux. À l’inverse, les coupes successives imposées depuis 2018 ont durablement fragilisé le modèle économique des bailleurs.

La séquence qui s’ouvre en 2026 apparaît donc comme un test : celui de la cohérence entre signaux financiers, décisions budgétaires et objectifs de relance durable du logement social.


Livret A

Source : Communiqué de presse de l’USH

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