À la veille de l’ouverture du Salon des Bâtisseurs, les acteurs du BTP martiniquais se sont retrouvés ce jeudi soir à l’Hippodrome de Carrère. Organisée de 18h30 à 21h30, cette soirée de gala a réuni l’ensemble de la filière – entrepreneurs, ingénieurs, architectes, représentants institutionnels et partenaires – quelques heures avant l’ouverture au public prévue ce vendredi 27 mars dès 8h30, avec une inauguration officielle à 10h00.
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Une filière rassemblée autour de ses enjeux
Les premières prises de parole ont rapidement donné le ton. Autour de Philippe Pied, Steve Patole, Alain Grizaud, David Zobda et plusieurs représentants de l’État et des institutions, les messages ont convergé. Le secteur fait face à des tensions bien identifiées : difficultés de recrutement, vieillissement des effectifs, manque d’attractivité auprès des jeunes.
Au fil des interventions, un même besoin s’est exprimé : celui de redonner de la valeur aux métiers du BTP et de sortir définitivement de l’idée que les filières professionnelles seraient des voies secondaires. Il a également été question des réalités économiques du secteur, notamment des délais de paiement, et de la nécessité pour les donneurs d’ordre, publics comme privés, de mieux intégrer les spécificités locales dans leurs choix, tant sur le plan technique qu’architectural.
Mais au-delà des constats, une volonté claire s’est dégagée : celle d’une filière qui ne veut plus seulement alerter, mais proposer des solutions concrètes.
18 “Grands Bâtisseurs” mis à l’honneur

Le moment le plus marquant de la soirée a été consacré à la remise des trophées des « Grands Bâtisseurs ». Dix-huit personnalités ont été distinguées, représentant l’ensemble des composantes du secteur : représentants syndicaux, ingénieurs, architectes et entrepreneurs.
Certaines distinctions ont été remises en présence des lauréats, d’autres à titre posthume, en présence de leurs proches. À travers ces parcours, c’est toute une mémoire du BTP martiniquais qui a été mise en lumière. Des trajectoires qui rappellent que derrière chaque ouvrage, il y a des femmes et des hommes, des engagements, des savoir-faire et une contribution directe à la construction du territoire.
Cette séquence a installé une forme de continuité entre les générations, en rappelant que les enjeux d’aujourd’hui s’inscrivent dans une histoire plus longue.

Une attente forte autour du Salon des Bâtisseurs
À quelques heures de son ouverture, le Salon des Bâtisseurs apparaît comme une réponse attendue par l’ensemble de la filière. Plus qu’un événement, il est perçu comme un outil pour rapprocher les publics, faciliter les rencontres et rendre visibles les opportunités du secteur.
Dès ce vendredi matin, près de 500 scolaires sont attendus sur le site, confirmant l’enjeu central d’orientation et de sensibilisation porté par cette première édition.

Une inauguration à forte portée institutionnelle
L’inauguration officielle du salon se tiendra ce vendredi 27 mars à 10h00 à l’Hippodrome de Carrère. Elle réunira les principaux acteurs de la filière et du territoire, parmi lesquels Steve Patole (Président de la FRBTP Martinique), Philippe Pied (Magazine Bâtisseurs), Nathalie Mons (Rectrice de l’Académie de Martinique), Étienne Desplanques (Préfet de la Martinique), Alain Grizaud (Président de la FNTP), Jean Ramirez (représentant de la Fédération Française du Bâtiment), ainsi que plusieurs élus et représentants institutionnels, dont David Zobda, maire du Lamentin.
Ce temps fort sera marqué par la signature d’une convention entre l’Académie de Martinique et la FRBTP. Si des passerelles existent déjà entre le monde de la formation et celui de l’entreprise, cette convention vise à les consolider, à les structurer et à les rendre plus opérationnelles.
L’objectif est clair :
« rapprocher concrètement l’apprentissage, l’orientation et la réalité du terrain, et inscrire cette coopération dans des actions durables. »
Un salon pour passer des intentions aux actes
Pendant deux jours, le Salon des Bâtisseurs proposera des démonstrations techniques, des rencontres avec les entreprises, des espaces dédiés à l’emploi et un programme de conférences autour des grandes transformations du secteur.
Cette première édition est attendue comme un point de départ. Elle traduit une volonté partagée : celle de faire évoluer les pratiques, de mieux connecter les acteurs et de répondre, de manière concrète, aux besoins d’une filière essentielle au développement de la Martinique.
La soirée de gala aura, en ce sens, posé les bases. Le salon doit désormais les transformer en actions.
Marc Marsillon / Media Relais










